Dans une lettre envoyée au premier ministre Mariano Rajoy, l’Ascer (Association espagnole des fabricants de carrelage céramique) appelle le gouvernement à reconsidérer sa réforme sur le système énergétique.
Après avoir supprimé en juillet dernier les primes à la production des énergies renouvelables, le gouvernement conservateur a récemment remis à la commission de la concurrence espagnole sa proposition pour un nouveau système des rétributions allouées en matière d’énergies renouvelables. Celui-ci est destiné à éliminer le déficit estimé à plus de 26 milliards d'euros, issu de la différence entre le prix régulé de l'électricité et son coût de production. Parmi les secteurs ciblés, se trouvent l’éolien, le solaire ou encore le principe de cogénération. Ce dernier permet de valoriser l’énergie produite, comme la chaleur, en la retransformant en électricité ou en énergie thermique. Dans ce courrier, le président de l’Ascer, Isidro Zarzoso, demande au gouvernement que la cogénération dans l’industrie soit mieux traitée. Il rappelle le poids de l’industrie céramique et sa position dans un secteur principalement tourné vers l’exportation. « Nous enregistrons un excédent de 1 800 millions d’euros sur la balance commerciale espagnole, écrit-il. Nous devons maintenir aujourd’hui, près de 15 000 emplois directs. Plus de 80 % de notre production sont destinés à l’exportation. Nous sommes donc en concurrence dans un marché mondial. Nous ne pouvons pas supporter un coût de l’énergie plus élevé que dans les pays concurrents. Par conséquent, la cogénération est vitale pour nous, car elle nous aide à diminuer nos coûts de production, à augmenter notre compétitivité et notre capacité concurrentielle à l'exportation. » Actuellement en Espagne, environ 80 centrales de cogénération sont en service dans les usines de fabrication de carrelage.