Les voyants virent au rouge !

Le 24/11/2009 à 12:07 par Ben

« La situation devient critique pour l’ensemble des métiers ». C’est la conclusion à laquelle arrive Jean Lardin, président de la Capeb, pour l’artisanat du bâtiment au troisième trimestre 2009. Alors que le bâtiment dans son ensemble s’installe dans la récession avec une baisse d’activité qui s’accentue encore après quatre trimestres consécutifs dans le rouge, l’artisanat n’est plus épargné. Les petites entreprises accusent un recul d’activité de -6 % en volume au troisième trimestre 2009 par rapport au troisième trimestre 2008. Une situation que la Capeb juge inquiétante, même si elle compte sur les aides gouvernementales pour relancer l’activité en 2010. Dans le détail, la baisse atteint -8 % en volume d’activité pour la maçonnerie, -7 % pour la menuiserie-serrurerie et la couverture-plomberiechauffage et -5 % pour l’électricité. Les métiers de l’aménagement - décoration-plâtrerie résistent mieux, avec un recul de leur activité de l’ordre de -2 % en volume. L’entretien rénovation subit un recul (-3 % en volume au troisième trimestre 2009). La chute s’avère plus sévère pour la construction neuve (-10 %). Le recul de l’activité en entretien-rénovation ne cesse de s’accentuer. Un rempli qui, selon le président de la Capeb, pourrait être relativisé par l’effi cacité des mesures gouvernementales tel que l’Éco-PTZ ou encore l’Éco-Subvention de l’Anah. Au total, pour l’année 2009, les économistes de la Capeb anticipent une évolution de -8,6 % en volume pour le neuf et de -2,8 % pour l’ancien. Les professionnels sont aussi plus pessimistes vis-àvis du renouvellement de leurs plans de charges qu’au cours du premier semestre 2009. Seuls les artisans travaillant dans le domaine de l’aménagement-décoration-plâtrerie font état d’une moindre baisse. À cela s’ajoute une forte dégradation de la trésorerie, tendance amorcée depuis un an : 34 % des chefs d’entreprise interrogés expriment une opinion défavorable quant à l’évolution de leurs liquidités, contre 3 % d’optimistes. « La situation se tend, d’autant que nous n’avons aucune visibilité sur l’année 2010. On parlait en juin dernier de frémissement, certains même de reprise, aujourd’hui nous en sommes loin »,
conclut Jean Lardin.