La ruée vers l’e-commerce

Le 14/06/2013 à 13:53 par Ben

COUV RC 41Il faut reconnaître que le secteur du e-commerce se porte bien,
très bien même : entre 2009 et 2012, le marché en France a cru de
80 %, passant de 25 à 45 milliards d’euros, tous produits confondus.
Évidemment, c’est alléchant ! On relate dans le monde du
carrelage les velléités de certains industriels à exploiter ce canal.
Mais quelle clientèle visent-ils ? Les particuliers, bricoleurs ou pas,
qui voient là le moyen de s’exonérer de la marge d’un intermédiaire
? Les professionnels, qui pourraient avoir la même idée,
même si en achetant en ligne inter-entreprises, ils se privent ipso
facto de l’essence même du commerce, à savoir la négociation ?
Inadmissible pour les distributeurs, qui se voient contraints d’employer
des moyens de coercition, afin de dissuader leurs fournisseurs
de s’engager dans cette démarche. Ce qui révolte les
négociants, c’est ce sentiment d’être utilisés : la salle d’exposition
devient la vitrine du fabricant où le client vient voir les détails du
produit ou la scénarisation de l’offre ; le vendeur joue le rôle du
conseiller technique d’une vente qu’il ne pourra finaliser, puisque la
commande sera passée sur la boutique virtuelle… Pour le négoce,
le coût de l’opération se solde en négatif. Pour le carreleur qui
sera peut-être appelé à mettre en oeuvre les produits, le risque est
grand de se trouver confronté à poser des revêtements inappropriés
à leur destination finale et à voir sa responsabilité engagée en
cas de sinistre, sans grand espoir de recours.

À vouloir trop avoir, chacun pourrait prendre le risque de tout
perdre !
Par Véronique Debrumetz rédactrice en chef de Référence CARRELAGE
Edito du Référence CARRELAGE N° 41  Mai- Juin 2013